Semelle filante ou semelle isolée : quelle est la meilleure option ?

Les travaux de construction sont toujours basés sur la fondation. Pour qu’elle soit stable, le choix des semelles s’avère être important ! Vous souhaitez réaliser une fondation superficielle ? Quelle semelle choisir ? Filante ou isolée ? Découvrez dans cet article la meilleure option à choisir.

La semelle filante

La semelle filante est considérée comme la fondation superficielle la plus courante. Elle a pour rôle majeur de supporter soit un mur porteur soit des colonnes. Si vous souhaitez réaliser une fondation stable, la semelle filante est donc un bon choix. En effet, elle s’adapte bien aux sols moins homogènes situés à moins de trois mètres de profondeur. Opter pour ce type de semelle est plus avantageux pour réaliser la fondation d’un bâtiment étant donné que cette semelle assure la jonction entre le sol et la structure, ce qui garantit la stabilité de l’ouvrage ! Sachez que la semelle continue est réalisée en béton armé et a été mise en place dans une tranchée continue.

Avant la réalisation de la semelle filante, vous devez prendre en compte :

– la profondeur du sol : pour que le sol d’assise de la fondation ne gèle pas, celui-ci doit être à une profondeur suffisante (de préférence 50 cm et plus d’un mètre en montagne).

– la dimension de la semelle : généralement, la hauteur minimale de la semelle continue doit être de 25 centimètres et d’une largeur minimale de 50 centimètres pour une maison individuelle.

– les armatures : vous devez prévoir des armatures de chaînage pour les semelles filantes sous mur avec une section de 1,6 cm² au minimum ! Et pour les sols moins homogènes, optez pour des armatures plus renforcées !

– la qualité du sol : celle-ci est d’une importance capitale pour éviter le désordre de l’immeuble dans le temps.

La semelle isolée

Pourquoi opter pour ce type de semelle ? En effet, elle permet de réaliser des ouvrages à structure de poteaux poutres. Elle a également la capacité de supporter individuellement des charges lourdes et qui ne sont pas réparties sur une surface assez large. De manière plus claire, c’est donc une fondation placée sous un poteau ! Comme son nom l’indique, elle est dite « isolée » par sa position isolée parmi tant d’autres éléments de fondation. Contrairement à la semelle continue, celle-ci est une partie discontinue, c’est-à-dire qui n’est pas du tout reliée à l’ensemble des fondations et basée au sol sur un socle de fondations. La semelle ponctuelle est de forme carrée ou rectangulaire ayant une surface supérieure à celle de la base de l’élément de structure à supporter.

La réalisation de la semelle ponctuelle est basée sur plusieurs étapes :

– le coulage d’un béton de propreté : cette étape est très importante pour la création d’une couche légère, et surtout plus résistante. Elle permet aussi de protéger la semelle isolée contre les contraintes du sol.

– le coulage de la semelle : contrairement à la première étape, celle-ci est ferraillée. Néanmoins, l’utilisation du ferraillage dépend de la portance du sol, donc elle n’est pas systématique !

Le prix de la semelle isolée, appelée aussi ponctuelle, dépend généralement des éléments suivants :

– le volume du béton

-le ferraillage (20 à 25 euros pour un ferraillage pour une semelle isolée classique et 100 à 150 euros/m³ pour celui du béton).

La meilleure option à choisir

Sachez que le choix d’une semelle dépend entièrement de la qualité du sol et de l’emplacement des poteaux. Si ces derniers sont plutôt éloignés les uns des autres, la meilleure option est d’opter pour une semelle isolée. Dans le cas contraire, optez pour des semelles continues ! De plus, les semelles continues sont plus rapides et stables par rapport à celles du type ponctuel !

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